Séminaire de l’Ires le 23/11 : Syndicalisme dans le secteur informel au Sénégal

Le séminaire international de l’IRES reçoit le jeudi 23 novembre Sidy Cissokho (CNRS, CLERSÉ) pour aborder l’un des principaux enjeux du mouvement syndical en Afrique : la syndicalisation des travailleurs du secteur dit « informel ». Pour y réfléchir, il s’appuiera sur l’exemple des travailleurs du transport de passagers au Sénégal. Après être revenu sur quelques-uns des traits spécifiques de l’activité syndicale dans ce secteur, considéré comme emblématique de l’économie informelle en Afrique, il retracera la façon dont la branche transport de la principale confédération syndicale au Sénégal y a acquis une forte implantation durant les années 1990.

Le séminaire aura lieu en présentiel et visioconférence le jeudi 23 novembre 2023 de 10h à 12h. Informations complémentaires et inscriptions : https://ires.fr/evenements/seminaire-international-de-lires/syndicalisme-dans-le-secteur-informel-au-senegal-lexemple-du-secteur-des-transports-23-novembre-2023/

Journée d’Etude “L’expertise auprès des représentants des travailleurs : ruptures et continuité” 14 novembre 2023, Bourg-la-Reine, (ISST et IRES)

L’association des Anciens de Syndex s’est attachée à retracer l’histoire de l’expertise au service des représentants des travailleurs en croisant quatre approches, juridique, syndicale, économique et socio-organisationnelle, avec l’ambition d’éclairer les chemins que l’expertise a empruntés pour parvenir jusqu’à nous.

Cette histoire, restituée sous forme de textes et de courts entretiens filmés, peut être consultée sur le site de l’association, ici : https://anciensdesyndex.fr/

Afin de prolonger ce travail et de l’ancrer dans l’actualité, l’association organise, en coopération avec l’Institut des Sciences Sociales du Travail (ISST) et l’Institut de Recherches Économiques et Sociales (IRES), une journée d’étude sur les enjeux et les tensions de l’expertise auprès des représentants des travailleurs et de son évolution à venir.

Fidèles à l’esprit des journées d’étude organisées à l’Institut des Sciences Sociales du Travail, l’objectif de cette rencontre est de faire intervenir des observateurs et spécialistes provenant de plusieurs disciplines (sociologues, économistes, juristes, etc.) et d’ouvrir le débat au-delà de la seule communauté scientifique, en y associant responsables syndicaux et praticiens de l’expertise, afin de pouvoir nourrir la réflexion d’éléments empiriques et d’expériences concrètes.  

Cette journée sera organisée en deux temps. La matinée sera consacrée à cette histoire de l’expertise et du bilan qui peut en être tiré. L’après-midi portera plus particulièrement sur l’actualité de l’expertise et des mutations en cours, tant d’un point de vue syndical que professionnel.

Un programme détaillé de la journée est disponible ici
L’inscription est possible dès à présent auprès de Adeline Gubler: Adeline.Gubler@univ-paris1.fr  


Colloque “Syndicalisme et Environnement” (31 novembre et 1er décembre 2023). Approches historiques et sociologiques.

Le programme du colloque Syndicalisme et environnement. Approches historiques et sociologiques est désormais disponible en ligne. Vous pourrez retrouver le programme, ainsi que les informations pratiques, sur ce lien :

https://www.ihs.cgt.fr/agenda/syndicalisme-et-environnement-approches-historiques-et-sociologiques-19e-20e-siecles/

Le colloque se tiendra au Campus Condorcet (Aubervilliers), le 31 novembre et 1er décembre. Il rassemble une trentaine de contributions originales d’historiennes et d’historiens, de politistes, de sociologues, et d’actrices et acteurs des institutions de mémoire ouvrière. Ce colloque est co-organisé en partenariat entre l’Institut d’histoire sociale CGT, les laboratoires Pacte, Triangle, et le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains.

L’accès est gratuit, mais sur inscription préalable (par courriel : ihs@cgt.fr).

Atelier de recherche : Des conflits confinés ? Travail et mobilisations collectives dans un monde pandémique – 2 juin 2022

L’équipe du séminaire sur les conflictualités au travail organise un atelier de recherche intitulé “Des conflits confinés ? Travail et mobilisations collectives dans un monde pandémique”, qui se tiendra le 2 juin au Cresppa-CSU, en salle 221 du site Pouchet du CNRS (59-61 rue Pouchet, 75017 Paris) et en visioconférence sur Zoom.

L’objectif de cette journée est d’ouvrir un moment de réflexion collective sur la manière dont la pandémie reconfigure la conflictualité au travail, à partir de travaux en cours de réalisation ou d’analyse. Dans cette optique, nous accueillerons des chercheur·euses qui ont enquêté pendant les moments forts de la pandémie pour tirer les leçons de cette conjoncture en ce qui concerne les mobilisations des salarié·es, les formes d’action syndicale et les conflictualités dans un sens large.

L’équipe d’organisation : Chloé Biaggi, Juan Sebastian Carbonell, Cyrine Gardes, Angelo Moro, Quentin Schnapper, Lucas Tranchant

Le programme complet de la journée :

Continuer la lecture

AAA – Représenter, revendiquer, dialoguer… : quelles transformations des relations professionnelles ?

La revue Les Mondes du travail lance un appel à articles pour son dossier numéro 30 qui paraîtra au printemps 2023.

L’appel à contribution pour ce dossier intitulé “Représenter, revendiquer, dialoguer… : quelles transformations des relations professionnelles ?” est en pièce jointe et accessible ici : https://lesmondesdutravail.net/representer-revendiquer-dialoguer-quelles-transformations-des-relations-professionnelles/

Les intentions sont attendues d’ici le 6 mai prochain et les articles le 15 octobre 2022, afin de laisser le temps aux auteurs.ices de préparer leurs articles s’appuyant sur une ou des enquêtes empiriques.

Sophie Béroud et Jérôme Pélisse sont les coordinateur.ice du dossier

JE Les collaborateurs des directions syndicales et patronales, 7 et 8 avril 2022

Le 7 et 8 avril prochain au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail, à Aix-en-Provence, auront lieu deux journées d’étude intitulées « Les collaborateurs des directions syndicales et patronales. Contribution à une sociologie politique de la professionnalisation des mondes du travail militant ».

Présentation des journées d’étude :

Consacrées à l’étude des collaborateurs des directions syndicales et patronales, de leur profil, de leur rôle comme de leurs conditions au travail, ces journées d’études s’organisent autour d’un double objectif. Le premier est d’explorer ce qu’une entrée par les entourages des élites syndicales et patronales, encore peu explorée, peut apporter à la compréhension des dynamiques de leur professionnalisation et des modalités de production des politiques qu’elles mettent en œuvre. Dans le même temps, ce champ de recherche permet de prolonger à partir de nouveaux terrains d’enquête les questionnements développés par la sociologie du travail et des collaborateurs politiques sur la circulation des élites économiques et politiques, les modes d’organisation et de division du travail politique, et les dilemmes engendrés par le développement de l’emploi salarié dans les organisations militantes.

Vous trouverez ci-dessous le programme des journées :

[Journée d’étude RT18] sur les pratiques du dialogue social – 8 mars 2022

La 2e journée d”étude commune au RT 18 “Relations professionnelles” de l’Association Française de Sociologie et au GRT “Dialogue social” de l’Association francophone de Gestion des Ressources Humaines se tiendra le 8 mars prochain, en présentiel hybride, à la Maison des Sciences de l’Homme de Paris Nord.
 
Ces journées d’étude communes se donnent pour objectif de mettre en perspective et en discussion les outils théoriques, les questionnements et les méthodes à partir desquelles es sciences de gestion et la sociologie des relations professionnelles appréhendent le champ des acteurs et des pratiques du “dialogue social”.
 
Dans cette optique, cette journée d’étude est dédiée à la restitution de travaux de recherche consacrés l’analyse des pratiques managériales du dialogue social.
 
 
Le programme et les modalités d’inscription sont indiquées dans le document ci-dessous.

AAC Emotions, épreuves, morale : une nouvelle cartographie pour l’analyse des relations professionnelles ? AISLF CR 25

Association internationale des sociologues de langue française Colloque inter congrès – Université de Mons, 23-25 mai 2022.

Appel à communications du CR25 Sociologie des relations professionnelles et du syndicalisme

Emotions, épreuves, morale : une nouvelle cartographie pour l’analyse des relations professionnelles ?

La thématique générale du congrès de l’AISLF en 2020 était celle de la société morale. Selon l’argumentaire avancé, cette « configuration morale » toucherait la société dans son ensemble, et marquerait l’acteur social, devenu individu, dans tous les registres de sa vie sociale. Elle concernerait donc le travail, les rapports que l’acteur entretiendrait avec lui et ceux qui en font un enjeu au sein des relations professionnelles. Au point de se demander, comme nous l’avons fait dans l’appel propre au CR25 en 2020, si ces dernières sont également affaire de morale. La réponse à cette question n’est pas si évidente qu’il n’y paraît. D’un côté, comme nous l’écrivions lors du lancement de cet appel, on peut être surpris par cette prise de conscience récente. Sans remonter aux pères fondateurs pour qui les faits sociaux ont toujours eu « une structure normative et morale » (Pharo, 2006), les sociologues du travail ont le plus souvent considéré que la division sociale du travail comportait également une dimension morale – au sens où les principes de différenciation et d’évaluation qu’elle intègre s’appuient également sur des critères de légitimité et de respectabilité. Et parmi eux-elles, les sociologues des relations professionnelles s’intéressent de longue date aux valeurs et aux dimensions normatives que les acteurs, individuels et collectifs, accordent à leur travail et qui modèlent leurs rapports respectifs. Mais d’un autre côté, la transformation du travail et des régimes d’emploi semble avoir bouleversé en profondeur la nature et le contenu de ces enjeux normatifs. De fait, l’expérience au/du travail, et les revendications sociales qui lui sont liées, n’empruntent-elles pas davantage aujourd’hui au registre moral et ne s’expriment-elles pas sur un mode singulier, ne serait-ce que parce que les nouvelles formes de travail donnent une importance accrue au rapport subjectif à ce dernier ?

Continuer la lecture

Séminaire Travail, relations professionnelles & mobilisations – Programme 2021-2022

LE TRAVAIL SALARIÉ DANS LES ORGANISATIONS MILITANTES

Décloisonner les objets, croiser les questionnements

  • Les permanents de partis politiques

Séance 1 – Lundi 15 novembre 2021, (10h)

Philippe Aldrin, Sciences Po Aix – MESHOPOLIS 

Autour de ses travaux sur les salariés du Parti socialiste. 

 
  • Le travail des salariés des organisations syndicales 

Séance 2 – Lundi 6 décembre 2021, (13h30)

Olivier Fillieule, Université de Lausanne 

Autour de l’ouvrage collectif qu’il a codirigé sur les salariés des syndicats suisses. 

 

Continuer la lecture

Colloque : La contribution de l’Institut des Sciences Sociales du Travail à la construction d’une université ouverte

LA CONTRIBUTION DE L’INSTITUT DES SCIENCES SOCIALES DU TRAVAIL A LA CONSTRUCTION D’UNE UNIVERSITE OUVERTE

Colloque organisé dans le cadre du jubilé de l’Université Paris 1, Panthéon-
Sorbonne et des soixante-dix ans de la création de l’I.S.S.T.

Vendredi 3 décembre 2021
Université Paris1, Panthéon-Sorbonne

Lieu : ISST (salle Marcel DAVID), 16 Bd Carnot, 92 340 BOURG-LA-REINE

(RER B, station Bourg-la-Reine)

Continuer la lecture

AAC Revue Négociations : Quand le digital s’invite dans le monde du travail : quel ordre négocié ?

Appel à contributions (date de clôture : 15 février 2022)

La centralité grandissante des technologies digitales dans le monde du travail n’a pas manqué d’interpeler les chercheurs et chercheuses en sciences sociales qui y ont consacré une littérature foisonnante ces dernières années. Le temps des spéculations pour savoir s’il faut se réjouir ou s’inquiéter de cette évolution semble désormais dépassé et, avec lui, la polarisation excessive du débat académique. Les discours apologétiques (plus grande liberté au travail, fin des discriminations, des organisations plus performantes…), comme les discours catastrophistes (appauvrissement, voire disparition, du travail, contournement des régulations sociales…), qui ont en commun un penchant pour le déterminisme technologique dès lors qu’ils négligent l’analyse des conditions de ces prédictions, ont laissé la place à une analyse plus nuancée et plus sensible aux effets différenciés des technologies digitales. Leurs effets sur la relation d’emploi ne sont, en effet, ni bons ni mauvais par nature mais dépendent de la manière dont elles seront régulées.

Continuer la lecture

AAC : Syndicats et patronats face à l’action publique : des « groupes d’intérêt » comme les autres ?

16ème Congrès de l’AFSP (Lille, 5-7 juillet 2022)

ST 42

Syndicats et patronats face à l’action publique : des « groupes d’intérêt » comme les autres ?

Trade unions and employers’ organizations facing public action: are they “interest groups” like any others?

Responsables scientifiques :

  • Yolaine Gassier, Université Lyon 2, LEST-MESOPOLHIS, yolaine.gassier [ at ] univ-lyon2.fr
  • Guillaume Gourgues, Université Lyon 2, TRIANGLE, guillaume.gourgues [ at ] univ-lyon2.fr

Le rôle des groupes d’intérêt dans la production de l’action publique constitue une question classique de la science politique. Elle a pourtant rarement été étudiée sous l’angle de la place particulière qu’y occupent les syndicats de salariés et patronaux, et ce malgré les spécificités qui peuvent les distinguer d’autres groupes organisés, comme le poids du cadre législatif sur le niveau de leurs ressources. Si ces spécificités sont peu traitées par les spécialistes de l’action publique, la sociologie des relations professionnelles, en miroir, se désintéresse bien souvent de leur action en dehors des entreprises ou des branches. Les recherches vont alors se concentrer sur des dimensions ciblées, et peu liées entre elles, de leur place dans l’action publique : la perte d’influence des syndicats de salariés sur la définition de l’action publique qui accompagne leur fragilisation dans l’espace des relations professionnelles, ou au contraire la capacité des « milieux d’affaire » à façonner les politiques publiques qui les concernent. 

Continuer la lecture

Les États-Unis vers une assurance santé universelle : les dilemmes des syndicats. Séminaire international de l’IRES

Jeudi 18 novembre 2021

Séminaire international de l’Ires

10h00 – 12h00 en visio-conférence

Les États-Unis vers une assurance santé universelle :

les dilemmes des syndicats

Intervenante : Catherine Sauviat, économiste, chercheure à l’IRES 

Discutante : Anne-Laure Beaussier, chargée de recherche au CNRS, Sciences Po, Centre de sociologie des organisations

 

Contrairement aux syndicats français, les syndicats aux Etats-Unis ne jouent aucun rôle dans le pilotage des principaux programmes publics d’assurance santé, même s’ils ont joué un rôle primordial dans leur adoption. En revanche, ils sont partie prenante de la couverture santé professionnelle via l’emploi, qu’ils négocient exclusivement à destination de leurs membres dans les établissements où ils sont parvenus à s’implanter. Ils ont de ce fait contribué, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, à la construction d’un marché privé du risque santé dont ils sont devenus l’un des piliers, et l’un des principaux défenseurs aux côtés des employeurs et des compagnies d‘assurance. Cet équilibre est cependant en train de se fissurer, une évolution qui pourrait progressivement ouvrir la voie à l’adoption d’une assurance santé universelle aux Etats-Unis, voire d’un système à caisse unique.

Inscription obligatoire à contact [ at ] ires.fr

Le séminaire international de l’IRES est un rendez-vous bimensuel qui se penche sur les enjeux du syndicalisme dans une perspective inter- et transnationale. Il intéresse aussi bien les syndicalistes que les chercheur·es. Pour en savoir plus, cliquez ici.

JE “La Qualification du travail : héritages et perspectives”, 15 septembre 2021

15 septembre 2021
Sur place et en visio-conférence Conservatoire national des arts et métiers 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris (salle 17.2.20)
14h-17h15

La qualification professionnelle ou qualification au travail a fait l’objet d’intenses débats depuis les années 1950. Que l’on définisse la qualification au regard d’un métier, d’un poste de travail, d’un emploi ou d’une fonction, l’objectif invariant reste la construction d’un ordre articulé sur une hiérarchie formelle, fondée sur des critères objectifs et symboliques. Si l’idée que la définition de la qualification devait résulter d’un compromis social entre les acteurs des relations professionnelles (autour du diplôme, de l’ancienneté, du poste de travail, etc.) s’est peu à peu imposée, l’émergence de la notion de compétence dans les années 1990 va raviver les débats. En permettant de mettre en œuvre des logiques d’individualisation de la relation de travail, de mobilité ou encore de rémunération, la compétence a mis en cause les repères collectifs élaborés dans les accords collectifs nationaux ou les statuts d’entreprises publiques. Cette « logique compétence » coïncide avec les analyses sur la non-qualification, voire sur une disqualification sociale affectant de larges fractions de travailleurs et/ou citoyens. Mais la notion de qualification est-elle pour autant obsolète ? L’élargissement de la couverture conventionnelle à pratiquement tous les secteurs d’activité suppose toujours de définir les repères normatifs d’un classement social des salariés. La logique de la compétence elle-même semble s’être modifiée, pour se centrer sur l’élaboration de référentiels de la formation. Enfin, l’injonction à l’employabilité d’une part, au professionnalisme de l’autre, si elle justifie de faire varier les cadres d’emploi (alternance, contrats courts ou longs, etc.) trouve toujours dans son horizon la stabilisation dans l’emploi qualifié. Ces éléments ne signalent-ils pas une actualité de la qualification, justifiant de revenir sur les enjeux dont elle est porteuse ? Cette journée d’étude propose de revisiter l’enjeu de la qualification dans ses différentes dimensions (spatiales, temporelles, sectorielles, etc.) en faisant dialoguer des chercheurs et experts d’horizons disciplinaires différents qui, par leurs travaux respectifs, apportent une lecture des enjeux contemporains de la qualification.